Accéder au contenu
Menu
Agir
Faire un don
ou montant libre :
/mois
Grâce à la réduction d'impôts de 66%, votre don ne vous coûtera que: 5.1/mois

La Chronique, le magazine d'Amnesty International France

La Chronique : le magazine d'Amnesty International France offre une information fiable, des actions concrètes, des outils de réflexion.

Abonnez-vous : Nouvelle formule de 52 pages, 10 numéros par an

Dans ce numéro de février de La Chronique propose un dossier sur les forces de l'ordre et leur formation.

On peut cogner chef ?

Cette phrase culte, le dessinateur Reiser illustrant Delfeil de Ton, en leur temps croqueurs férocement ironiques de Charlie-Hebdo, la plaçait dans la bouche d’un brigadier aviné. C’était les années Marcellin, ministre de l’Intérieur connu pour sa poigne. Mais la réplique résume toujours le sentiment dominant de l’opinion à l’égard de sa police. En démocratie, elle est faite pour protéger les citoyens et les biens contre l’incivilité, la violence, la délinquance et le crime. Nul besoin de cogner pour cela. Et pourtant les forces de l’ordre inspirent aujourd’hui à la majorité de la population la défiance plus que la confiance. Des arrestations tragiques, des brutalités à la tête du client, la répression féroce de manifestations sur la voie publique, tout comme la posture virile et la parole musclée de ministres de l’Intérieur récents - Nicolas Sarkozy ou Manuel Valls - ont achevé de convaincre une partie des citoyens que la police était leur ennemie plus que leur amie.  Alors même que les « flics » étaient acclamés sur les boulevards parisiens après les attentats de janvier 2015 contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher. Si le contexte n’avait pas été tragique, cela aurait sûrement bien fait rire Reiser. Dans ce climat, certains réfléchissent aux possibilités de changer, sur le fond, les méthodes et l’action des policiers ; le retour d’une forme de police de proximité en fait partie. Avec le photographe Michaël Bunel, notre reporter Christine Chaumeau s’est rendue pour La Chronique à l’École nationale de police de Sens. Au-delà des préjugés de toute nature, les policiers pourraient y apprendre les voix du dialogue. On peut parler chef ? Certes la phrase n’est pas drôle, mais elle devrait être au frontispice de tous les commissariats de France.

 Jean Stern

 

 Illustration : Les forces de l'ordre font usage de gaz lacrymogènes face aux manifestants ©Yann Levy

Si vous désirez recevoir gratuitement un exemplaire de La Chronique envoyez un mail avec votre adresse postale

Abonnez-vous à La Chronique

Recevez chaque mois le magazine d'information et d'action d'Amnesty International France

Rester informé(e)
Et recevoir nos newsletters
Nous suivre:
AMNESTY INTERNATIONAL FRANCE
76, boulevard de la Villette - 75940 Paris cedex 19
Téléphone: (+33) 01 53 38 65 65
Les cookies assurent le bon fonctionnement du site, en continuant la navigation vous acceptez leur utilisation. Gérer les paramètres
Bienvenue sur le nouveau site d'amnesty.fr.